La lombalgie : tourner le dos aux croyances courantes

La lombalgie : tourner le dos aux croyances courantes

Depuis quelques semaines, votre ami Ernie se plaint de maux de dos qui l’inquiètent à l’approche de la saison estivale de volley-ball de plage. 

« Ça doit être grave », vous dit-il. « Je devrais probablement opter pour un repos complet et aller voir mon médecin pour qu’il me prescrive une imagerie par résonnance magnétique (IRM). » 

« Oh, Ernie. Tu sais qu’il est important que tu restes actif pour contrôler tes douleurs », lui répondez-vous. « Aussi, les imageries médicales sont très intéressantes pour distinguer des conditions médicales graves telles que les fractures ou les lésions de la moelle épinière, mais sais-tu que ces conditions sont la cause de lombalgie dans seulement 2 % des cas? Tu pourrais aller consulter un(e) physiothérapeute d’abord. » 

Effectivement, 90 % des maux de dos serait plutôt catégorisés comme étant non-spécifiques. Ce qui veut dire qu’il n’est pas possible d’identifier la structure étant source de douleur étant donné l’origine multifactorielle des lombalgies. La bonne nouvelle est qu’il n’est pas impératif de le savoir pour bien prendre en charge cette condition et l’imagerie médicale n’est donc pas indiquée dans la plupart des cas. 

Dans cette situation, le rôle du physiothérapeute est premièrement d’évaluer s’il est sécuritaire d’entamer la prise en charge du patient ou s’il doit le référer à un autre professionnel, tel que le médecin.  

Par la suite, son rôle est d’identifier les différents facteurs pouvant avoir eu un impact sur l’apparition de la douleur et aussi ceux qui font qu’elle persiste dans le temps. Ces facteurs peuvent être d’ordre biologique, social ou environnemental. 

Le physiothérapeute peut avoir ciblé par exemple certaines raideurs articulaires et/ou faiblesses musculaires et donc vous proposer un programme d’exercices personnalisé afin d’y remédier et utiliser conjointement, entre autres, certaines techniques de thérapies manuelles pour désensibiliser votre dos. Il saura aussi vous guider afin de prendre confiance pour bouger davantage et ainsi reprendre les activités qui sont importantes pour vous en tenant compte de votre contexte de vie. 

Bref, considérant que 84 % des gens vivront au moins un épisode de lombalgie dans leur vie, il est très probable que nous retrouvions des Ernie dans votre entourage et même chez vous. 

Sachez donc que la lombalgie évolue favorablement dans la majorité des cas et que nous sommes bien formés en tant que physiothérapeute pour vous offrir une prise en charge individualisée afin d’optimiser le retour à votre vie d’avant et même mieux qu’avant. 


Références
O'Sullivan, P. and Lin, I. Acute low back pain Beyond drug therapies. Pain Management Today, 2014, 1(1):8-14
M.Hancock. Approach to low back pain. RACGP, 2014, 43(3):117-118
https://www.aptei.ca/product/affiche-murale-de-radioligie/
Koes BW, van Tulder MW, Thomas S. Diagnosis and treatment of low back pain. BMJ 2006;332:1430–34.
Balagué F1, Mannion AF, Pellisé F, Cedraschi C. Non-specific low back pain. Lancet. 2012 Feb 4;379(9814):482-91.

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