Comme avant, même mieux qu'avant !
Et si on créait une 3e vague?

Et si on créait une 3e vague?

La pandémie au coronavirus ne laisse personne indifférent. Nous sommes tous atteints par elle, d’une façon ou d’une autre, à divers degrés et dans les différents rôles que nous jouons dans nos vies. En l’honneur de la semaine de la sensibilisation à la santé mentale, le 11 octobre dernier, prenons le temps de s’arrêter et de penser à une meilleure façon de prendre soin de nous.

Ce moment historique que nous vivons peut aussi être une occasion de faire quelque chose de différent dans nos vies. Vous savez peut-être que l’esprit humain est constitué de façon à être « velcro » pour le négatif et « téflon » pour le positif. On ruminera toujours beaucoup plus tout ce qui entoure les expériences négatives : c’est une manière de garantir que nous allons nous méfier des menaces pour mieux nous protéger. Il en est ainsi depuis le début de l’espèce humaine, question de survivre aux dangers. Le positif, on n’y porte pas trop attention. Il ne peut pas nous faire de mal donc on l’oublie rapidement. On peut dire qu’il nous glisse dessus comme l’eau sur le dos d’un canard. On peut donc imaginer que lorsque nous sommes confrontés à une pandémie et que des risques réels à notre santé sont présents dans nos environnements de vie, notre système nerveux se met en « overdrive » pour ultimement nous permettre de les éviter.

Cependant, les impacts de ce fonctionnement sur notre santé mentale sont lourds de conséquences. On devient plus anxieux, certains auront des attaques de panique alors que d’autres ressentiront des symptômes dépressifs. Ces réactions sont normales et attendues lorsqu’on les recadre dans le contexte actuel. Ces réactions pourraient évoluer vers des problèmes de santé mentale plus persistants et dans ces cas, il faut consulter un professionnel de la santé (médecin, travailleur social, psychothérapeute, psychologue, etc.) ou en parler à une autre personne de confiance, qui pourrait nous référer au professionnel approprié. Mais si on pouvait utiliser ces symptômes pour nous amener vers un point tournant positif dans nos vies?

Effectivement, je pense que c’est possible. Il y a eu la 1ère vague au coronavirus. On était sous le choc, on se disait que ça allait passer, que ça allait bien aller. Ensuite vient une 2e vague, dans laquelle on se trouve actuellement. On est tanné, on est fatigué, on se sent isolé, parfois bouleversé et seul; on se demande quand est-ce que tout ça va finir. Je propose d’utiliser ces vagues pour créer dans nos vies un effet d’ondulation positif! Là où on en est rendu…pourquoi pas? Ce serait notre 3e vague à nous. Parce qu’il faut surtout se rappeler que le chaos crée toujours des opportunités. Il en va de même pour la santé mentale. Ces malaises qui nous habitent nous communiquent aussi des informations pertinentes sur nous, sur ce qui ne fonctionne plus dans notre quotidien, sur l’importance de se rappeler que nous sommes l’autorité suprême sur notre propre vie et que nous pouvons encore y faire des changements si ce n’est que de transformer notre perspective sur les choses.

Au lieu de ruminer tout ce qui ne va pas actuellement, si on marinait davantage dans tout ce qu’on pourrait faire de différent et de mieux comme de nourrir l’amour, la compassion, l’entraide et les rapprochements avec les personnes qui nous entourent et de qui on s’est peut-être distancé. Elle est là notre zone d’emprise. Dans l’amour. Et si ce positif augmentait, gonflait dans notre vie de façon exponentielle, par l’addition de ces moments d’efforts conscients qu’on y met pour se concentrer sur ce qui va bien, on finirait par se sentir plus courageux face à notre situation actuelle, plus confiant que ça pourrait bien aller. Cette 3e vague de connexion humaine, au plus fort du chaos, faisons-là en commençant par amener notre attention curieuse et bien intentionnée sur ce qui continue d’être beau en nous et autour de nous. Et là, réellement, même dans une catastrophe à l’échelle mondiale, on pourra dire que ça va bien aller.

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