Comme avant, même mieux qu'avant !
Photo d'Activités hivernales et commotions cérébrales

Activités hivernales et commotions cérébrales

Bon retour de la semaine de relâche! Que ce soit en raquette, en ski de fond ou en luge, les activités extérieures et familiales sont bien souvent au cœur de ce début de mars. Mais soyez prudents! Les activités hivernales de la sorte ne sont pas sans risques de blessures…

Votre enfant s’élance en luge et percute violemment celle de son voisin, votre sœur glisse sur le sol et sa tête heurte le sol, votre ami se réceptionne mal en planche à neige et fait plusieurs roulés boulés… Quel que soit le mécanisme de blessure, une force d’impact a été transmise à la tête du blessé et des symptômes désagréables s’ensuivent dans les minutes ou les heures suivant le trauma. Maux de tête, vision trouble, sensation de tête légère, nausées, vomissements, étourdissements… Le terme « commotion cérébrale » ou encore « traumatisme crânien » vous vient alors en tête rapidement. Que faire?

Premièrement, ne paniquez pas!  Le cerveau de votre proche a subi une blessure traumatique et il a présentement besoin de repos, et ce, pour une période de 24 à 48 heures. L’important sera de s’assurer que ses symptômes n’augmentent pas en intensité au fil des heures suivants le trauma. Votre proche devra éviter l’utilisation prolongée des écrans, diminuer son niveau de concentration (c’est le temps de prendre une pause de devoirs!) et suspendre ses activités physiques.

En effet, suite à un premier impact, le cerveau est vulnérable et doit être protégé. S’il subit un second impact alors qu’il n’a pas retrouvé ses pleines capacités, le traumatisme résultant des deux chocs pourrait être équivalent à une commotion sévère. Il est donc bien important de mettre ses activités physiques sur pause afin de permettre au cerveau de se reposer et ainsi favoriser sa guérison optimale. C’est le temps idéal pour faire la sieste!

Par contre, restez vigilant et surveillez bien votre proche, car si les symptômes s’aggravent soudainement (mal de tête qui augmente, vomissements répétés, confusion, troubles d’élocution, etc.), une visite à l’urgence est de mise.  

Lorsqu’on souffre d’une commotion cérébrale aigue, il faut parvenir à ménager ses forces afin de concentrer son énergie sur les tâches plus ardues. Ce n’est pas le temps d’aller faire un party zoom ni de partir en road trip! Les activités augmentant les symptômes ressentis doivent être diminuées. Dans les premiers jours, il est important de prendre des pauses et de respecter ses limites.

Fait intéressant à savoir, une commotion cérébrale est une blessure fonctionnelle plus que structurelle, en ce sens où plusieurs symptômes peuvent être présents même en absence de pathologie visible sur une imagerie, tel un CT-scan.

Mais n’ayez crainte, une commotion cérébrale, ça se guérit! Après la période de repos relatif, un protocole de retour en classe, de retour au jeu ou encore de retour au travail pourra être lentement débuté sous supervision.

Heureusement, votre physiothérapeute saura vous guider adéquatement dans la prise en charge de ce type de blessures! Après 24 à 48 heures, une consultation avec un physiothérapeute expert en commotion cérébrale vous permettra d’avoir une réhabilitation idéale, sécuritaire et optimale!

 

McCory P, Meeuwisse W, Dvorak J, et al. Br J Sports Med. Published Online First: 04-26-2017. doi: 10.1136/bjsports-2017-097699

Articles liés

La physiothérapie dans le cadre de l’interculturalité

« La barrière de la langue. » Lorsque la question de l'intercu...
Lire tout l'article

Prendre soin de sa santé mentale en ergothérapie

Comme vous le savez, le mois d’octobre est le mois de l’ergothérapie et ...
Lire tout l'article

Et si on créait une 3e vague?

La pandémie au coronavirus ne laisse personne indifférent. Nous sommes t...
Lire tout l'article